Définition
La composante vectorielle spatiale A(x,t du) du quadripotentiel électromagnétique Aμ dont le rotationnel donne le champ magnétique B = ∇×A ; en mécanique quantique elle intervient via le couplage minimal et contribue à la phase des fonctions d’onde par des intégrales le long de chemins, bien qu’elle dépende de la jauge.

Principe

Principe
Utiliser un potentiel vectoriel dont le rotationnel reproduit le champ magnétique et l’inclure dans la dynamique quantique par l’impulsion covariante ou les phases d’intégrale de ligne afin que les prédictions physiques restent invariantes de jauge.

Démonstration

Démonstration
Expérience d’Aharonov–Bohm : des électrons passant de part et d’autre d’un long solénoïde où B=0 à l’extérieur acquièrent quand même une phase relative proportionnelle à l’intégrale de ligne ∮A·dl autour du solénoïde, décalant les franges d’interférence malgré l’absence locale de champ magnétique.

Mauvaise application

Mauvaise application
Traiter le potentiel vectoriel A comme une grandeur locale directement observable plutôt que comme un représentant dépendant de la jauge ; utiliser une valeur de jauge particulière de A pour argumenter des effets physiques sans construire d’observables invariants de jauge ; ou ignorer les jauges singulières et le recouvrement nécessaire pour les configurations topologiquement non triviales.

Conséquence

Conséquence
Via le couplage minimal, A modifie l’impulsion canonique et produit des effets observables tels que les niveaux de Landau quantifiés, la quantification du flux dans les supraconducteurs et les décalages de phase d’Aharonov–Bohm ; sa dépendance de jauge oblige à construire des prédictions à partir de combinaisons invariantes (flux, holonomies).

Inversion

Inversion
Travailler uniquement avec le champ magnétique B = ∇×A rend compte des forces locales mais peut omettre l’information de phase globale encodée par A ; à l’inverse, fixer une jauge supprime la liberté mais peut masquer la structure topologique.

Limite

Limite
A n’est défini qu’à une gradient scalaire près (transformation de jauge) ; globalement, des potentiels vectoriels bien définis peuvent nécessiter plusieurs cartes sur des variétés topologiquement non triviales ; dans les théories non abéliennes le potentiel vectoriel devient une connexion matricielle avec une structure supplémentaire.

Tension sémantique

Tension sémantique
Tension entre considérer A comme un simple objet mathématique dépendant de la jauge et reconnaître son rôle dans des phases quantiques non locales et des holonomies ; tension entre descriptions locales par B et descriptions globales/topologiques par A.

Synthèse

Synthèse
Le potentiel vectoriel est le potentiel spatial dépendant de la jauge dont le rotationnel donne le champ magnétique et dont les intégrales de ligne entrent dans les phases quantiques ; il est l’objet opérationnel qui se couple aux états chargés par couplage minimal et encode à la fois les forces magnétiques locales et l’information de phase topologique.